On appelle ça un coaching gagnant. Sami Trabelsi a eu raison de lancer Issam Jemaa en seconde période. Entré sur la pelouse du stade de l'Amitié de Libreville au retour des vestiaires, l'Auxerrois s'est mué en héros national en trompant Daouda de près dans la dernière minute du temps réglementaire (2-1, 90e).
Dominée par une surprenante équipe de Niger, la Tunisie a pu compter sur sa baraka pour l'emporter grâce à ce fameux but de Jemâa. Les Aigles de Carthage ne sont pas au point et certains choix de Trabelsi surprennent.
En direct du stade de Libreville
- Titulaire et auteur d'un bon premier match contre le Maroc, Khelifa, blessé à la cuisse, n'a pas été en mesure de tenir sa place. L'ailier d'Evian TGFC a été remplacé par Chermiti.
- Comme face au Maroc avec l'entrée en jeu de Msakni, le sélectionneur national, Sami Trabelsi, a réussi un bon coaching avec l'entrée en jeu de Jemâa, buteur en fin de match.
- L'un des meilleurs joueurs du Niger, Moutari, s'est gravement blessé face au Gabon. Le milieu du Mans est victime d'une fracture du péroné et sera absent durant les six prochains mois.
Très loin d'avoir le niveau requis pour remporter la CAN, la Tunisie peut du moins compter sur une insolente baraka. Opposés au Niger pour ce qui devait être une simple formalité, les Aigles de Carthage ont déjoué après avoir parfaitement entamé la rencontre.
Un début de match rapidement récompensé par un but de la révélation de ce début de CAN, Msakni. Le début d'un récital ? Non. La Tunisie s'est reposée sur ses lauriers et Ngounou en a profité pour égaliser cinq minutes plus tard.
Comme face au Maroc, le but n'aurait jamais dû être accepté en raison d'une grossière faute de main de Maazou. Le Niger, poussé par la perspective d'inscrire son premier point dans une CAN, a alors joué sans complexe durant tout le reste de la rencontre. Et sans un Maazou imprécis, le Mena aurait pu rapidement boucler l'affaire.
En fin de match, Jemâa, entré en jeu, a profité de l'inexpérience nigérienne pour inscrire un but et conforter sa place de meilleur buteur du football tunisien. Tout sauf mérité. La Tunisie, hormis un Msakni qui ne va pas tarder à découvrir l'Europe, a déçu.
Les choix du sélectionneur Trabelsi sont surprenants comme la titularisation de Korbi, tout simplement pas au niveau, en lieu et place de Saihi.
Mettre des axiaux (Iffa et Jemal) sur les côtés tuent les actions tunisiennes. Chikhaoui déçoit encore et toujours. Le chantier est très long mais avec sa chance, la Tunisie peut aller loin...

Absent lors du premier match, un succès contre le Maroc pour l'entrée en lice dans la compétition des Aigles de Carthage, Jemaa a marqué beaucoup de points auprès de Trabelsi et de son staff.
La Tunisie avec deux victoires compte six après deux matches, autant dire qu'elle a un pied et demi en quart de finale.
On peut également affirmer, sans les offenser, que les Tunisiens ont bénéficié d'une belle réussite, voire de beaucoup de chance face à de malheureux Nigériens.
Les coéquipiers de Maazou se sont procurés les plus franches situations de but, principalement par leur capitaine et nouvel attaquant du Mans (17e, 31e, 65e, 82e), bien maladroit dans ses tentatives. Peu en vue contre le Gabon, les Nigériens ont accompli bien des progrès en quelques jours mais se retrouvent sans aucun espoir de voir le prochain tour.
Les regrets sont d'autant plus énormes qu'ils méritaient quelque part la victoire, en témoigne encore le poteau trouvé par Garba (34e), ou la réaction express à l'ouverture du score de Msakni (4e), par Tonji Ngounou (9e).
Une bonne leçon à méditer pour ceux qui, ne l'oublions pas, jouaient leur première phase finale de CAN.




