
Le Premier ministre britannique David Cameron a ouvert jeudi à Londres la conférence internationale sur la Somalie, estimant qu'il y avait "une occasion sans précédent de changer" la situation dans ce pays de la Corne de l'Afrique défiguré par plus de deux décennies de guerre. "Aujourd'hui, nous avons une occasion sans précédent de changer" la situation, "il y a un réel élan", a-t-il lancé devant une cinquantaine de pays et d'institutions, dont l'ONU, l'Union européenne et la Ligue arabe. "Les problèmes en Somalie n'affectent pas seulement la Somalie. Ils nous affectent tous (...). Les pirates perturbent les routes commerciales vitales et kidnappent des touristes. Des jeunes esprits sont empoisonnés par le radicalisme, nourrissant le terrorisme qui menace la sécurité du monde entier", a-t-il souligné. "Faisons de cette conférence un tournant pour aider le peuple somalien à reconquérir leur pays et ainsi obtenir une plus grande stabilité et prospérité pour la Somalie, la région et le monde", a conclu M. Cameron devant notamment le président somalien Sharif Cheikh Ahmed et la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton.
La communauté internationale a "ouvert un espace pour la liberté et la stabilité en Somalie", a souligné pour sa part le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon. "C'est un petit espace, a-t-il reconnu, mais il représente une opportunité que nous ne pouvons pas manquer, une opportunité pour aider le peuple somalien". "Aujourd'hui, j'appelle à des mesures pour améliorer la sécurité, faire avancer le processus politique et accroître l'aide pour la reconstruction et le développement" du pays, a-t-il poursuivi. "Grâce aux troupes de l'Amisom (force de l'Union africaine en Somalie) le processus de paix se consolide et le gouvernement de transition se renforce", a-t-il estimé.
La conférence internationale, qui se tient sur une journée, est organisée alors que la Somalie a récemment enregistré des progrès politiques et militaires, avec notamment l'augmentation sensible, approuvée par le Conseil de sécurité de l'ONU, des effectifs dem l'Amisom et la prise de contrôle de la ville rebelle de Baïdoa (sud-ouest) qui était jusqu'à présent contrôlée par les insurgés islamistes shebab.
