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Pour Royal Air Maroc, 2012 aura été une année charnière à plus d'un titre. En effet, les retombées de la restructuration induite par la mise en œuvre du contrat programme signé avec l'Etat commencent à se faire sentir sur ses comptes.
Le mot d'ordre étant la rationalisation, les effectifs ont été réduits, la flotte redimensionnée et certaines activités abandonnées en faveur du recentrage sur le cœur de métier. A ce titre, l'activité de maintenance a été externalisée alors que celle du handling est en cours.
D'après les indicateurs d'activité de la compagnie, les charges d'exploitation se sont inscrites en baisse d'environ 5%, à 13,84 milliards de DH par rapport à 2011 grâce notamment à la baisse des charges du personnel suite au départ de 2 000 collaborateurs depuis juin 2011, et aussi en raison du retrait de dix avions de la flotte.
Le redimensionnement de la flotte a permis de ramener l'âge moyen à environ 7 ans, sans impacter négativement le chiffre d'affaires qui s'est établi à 13,9 milliards de DH à fin octobre 2012, en hausse de 7% par rapport à l'année dernière et de 5% par rapport aux objectifs du contrat programme.
A ce titre, la ventilation du courant d'affaires par pays traduit une nette augmentation du trafic régulier sur le Maghreb avec une hausse de 45% du chiffre d'affaires après la stabilisation relative de cette zone suite aux événements politiques qui l'ont secouée.
Par ailleurs les recettes sur les pays de l'Afrique se sont appréciées de 12%, en dépit des perturbations de l'activité sur Bamako sous l'effet de la crise malienne. C'est en Afrique que se trouvent les plus grosses promesses de développement.
L'Europe arrive en troisième lieu avec un volume en hausse de 9%. La RAM a bénéficié d'un net recul de l'offre de la concurrence (-16%) tout en misant sur la hausse de la recette moyenne au coupon sur ce continent.
Le résultat financier s'est amélioré de 50% grâce aux gains de change latents et à la baisse du service de la dette
Dans le même registre, le chiffre d'affaires de la vente à distance a poursuivi une croissance soutenue en 2012, passant de 1,1 à 1,3 milliard de dirhams, soit une augmentation de 23%, encore plus importante que celle enregistrée en 2011 (+14%). En six ans, le chiffre d'affaires de la vente à distance a été multiplié par 7.
Le management de la RAM se dit déterminé à poursuivre le plan de restructuration contenu dans le contrat programme et à préparer un plan de développement global dans le cadre d'une vision stratégique à l'horizon 2025 en recourant à l'expertise d'un cabinet international.
Au capital de 36 milliards de DH, Royal air Maroc est détenue à hauteur de 53,94% par l'Etat marocain et 44,10% par le Fonds Hassan II.
Le reste étant partagé entre Air France, KLM et Iberia ainsi que divers actionnaires privés. La compagnie dispose d'une flotte globale de 46 avions dont 37 pour le moyen courrier, 5 pour le long courrier et 4 pour RAM Express spécialisée dans le court courrier.
Cette flotte dessert environ 74 aéroports, 39 marchés internationaux sur 4 continents, grâce à plus de 100 vols par jour. Elle permet 328 possibilités de connexion tous les jours entre l'Afrique et le reste du monde.
Sur le réseau domestique, la compagnie dessert neuf villes marocaines au départ de Casablanca à travers plus de 30 vols quotidiens.
Le groupe RAM compte 9 autres sociétés dont quatre exercent dans les services, trois dans la formation & RH et deux dans l'industrie.
Christine Lagarde sans doute mise en examen. Le rôle décisif de Claude Guéant à nouveau évoqué.
Mercredi, 22 Mai 2013 10:00 Publié dans Justice
Cette affaire met à nouveau en avant l'attitude extrêmement trouble de Claude Guéant dont on ne finit pas de découvrir l'activisme dans tous les domaines.
La Cour de justice de la République (CJR) envisage de mettre en examen Christine Lagarde, directrice du Fonds monétaire international (FMI) depuis 2011. L'ancienne ministre de l'économie et des finances de Nicolas Sarkozy (2007-2011) a en effet reçu une convocation, prévoyant son audition jeudi 23 et vendredi 24 mai, en vue d'une mise en examen pour " complicité de faux et détournement de fonds publics ".
Il lui est reproché son rôle dans la mise en oeuvre du processus d'arbitrage ayant permis, le 7 juillet 2008, l'octroi de 403 millions d'euros à Bernard Tapie, dans le cadre de son litige avec le Crédit lyonnais.
Les trois juges de la CJR s'interrogent aussi sur le fait que Mme Lagarde n'ait pas jugé bon d'intenter un recours contre la sentence arbitrale. Les juges gardent toutefois la possibilité d'accorder à Mme Lagarde, à l'issue de son audition, le statut moins accusatoire de " émoin assisté ".
La CJR, seule habilitée à juger les actes des ministres commis durant leurs fonctions, ne semble pas être la seule à douter de l'intérêt du recours à l'arbitrage, décidé en 2007, alors que M. Sarkozy, ami de M. Tapie, venait d'accéder à l'Elysée.
Le ministère du budget, dont les services ont toujours milité contre cette option, s'apprête également à prendre une initiative lourde de sens.
" Si une atteinte aux intérêts de l'Etat est avérée, alors Bercy se constituera partie civile " dans le volet non ministériel du dossier, révèle au Monde Pierre Moscovici, ministre de l'économie et des finances.
Les avocats de Bercy ont déjà pris attache avec les juges de droit commun. Cette procédure permettra à Bercy, avec un statut de victime, de disposer des pièces du dossier visant tous les acteurs du dossier – hormis Mme Lagarde.
Un recours contre la sentence est aussi en préparation, mais " ultérieurement, en fonction des éléments du dossie r", comme le précise M. Moscovici – en clair, en cas de mise en examen de Mme Lagarde.
Les articles 595 et 1 491 du code de procédure civile prévoient la possibilité d'un recours en révision contre la décision d'un tribunal arbitral et son annulation dans le cas où une fraude aurait été commise.
Ultime possibilité, en cas de prescription (de 5 à 30 ans, selon las cas), selon Thomas Clay, professeur à l'université de Versailles et spécialiste français de l'arbitrage : un " recours-nullité autonome ".
Le cabinet d'avocats August & Debouzy devrait également être écarté du dossier par Bercy. Il avait été le maître d'oeuvre de l'arbitrage – moyennant 4 145 000 euros d'honoraires en deux ans –, imposé par Jean-François Rocchi, alors président du Consortium de réalisation (CDR), l'organisme créé pour gérer la déconfiture du Crédit lyonnais.
" Une décision a déjà été prise, confirme M. Moscovici. Nous n'avons pas renouvelé M. Rocchi à la tête du CDR, compte tenu de sa mise en cause dans l'une des procédures. "
Ce sérieux coup d'accélérateur dans l'affaire devrait fragiliser les positions de Mme Lagarde au FMI. Pour autant, celle-ci conservera le soutien du pouvoir socialiste.
François Hollande, lors d'une discrète rencontre à l'Elysée, au mois de mars, le lui a confirmé. " Mme Lagarde garde toute la confiance des autorités françaises dans ses fonctions à la tête du FMI, assure ainsi M. Moscovici. Je le redirai si nécessaire, par moi-même ou par l'intermédiaire du représentant de la France au Board du Fonds. "
Traumatisée par la perspective de cette audition, Mme Lagarde a en outre reçu le soutien de ses collaborateurs, qui l'ont même récemment applaudie lors d'une réunion.
L'ex-ministre des finances redoute toujours cette audition, confiant même à ses proches qu'elle a le sentiment de n'avoir été qu'un " instrument " – celui de Nicolas Sarkozy en l'occurrence – dans la gestion de ce dossier très politique.
Mme Lagarde doit en effet toute sa carrière politique à M. Sarkozy, qu'elle admire profondément. Lors d'une perquisition à son domicile, le 20 mars, les enquêteurs ont d'ailleurs mis la main sur un projet de lettre de Mme Lagarde, adressé à M. Sarkozy, dans lequel elle lui disait sa dévotion, en des termes clairs.
Devant les juges, Mme Lagarde s'en tiendra à sa position officielle. " Elle a deux armes, la vérité et sa conscience, explique son conseil, Me Yves Repiquet. Elle assume ses décisions, prises en fonction des intérêts de l'Etat, et rien ne lui a été imposé. "
Les magistrats vont bien sûr lui rappeler la position défendue par le CDR avant l'arrivée de M. Rocchi, en 2006.
La ligne officielle définie était celle-ci, concernant les époux Tapie et leur sort financier à l'issue des différentes procédures : " Ni riches ni faillis. " Echec, puisque, en 2008, le couple Tapie a même pu bénéficier d'un "préjudice moral" à hauteur de 45 millions d'euros.
Que s'est-il passé ? Outre le cas de Mme Lagarde, les magistrats pointent le rôle essentiel joué par M. Rocchi.
Celui-ci connaît bien Claude Guéant, qu'il tutoie. Il a fréquenté les cabinets ministériels de droite. Or, d'après les agendas de M. Sarkozy, il apparaît que M. Tapie a assidûment visité le ministère de l'intérieur, puis l'Elysée, de 2007 à 2010, pour rencontrer tant M. Sarkozy que M. Guéant ou son adjoint, François Pérol.
Un " réseau tangentiel " a-t-il été créé pour court-circuiter l'état-major de Bercy, opposé à l'arbitrage, et placer devant le fait accompli Mme Lagarde et le directeur de son cabinet, Stéphane Richard ?
" Nicolas Sarkozy ne m'a jamais parlé de l'arbitrage, affirme M. Richard, PDG de France Telecom. A l'Elysée, mon interlocuteur était Claude Guéant, chez qui la volonté d'aller à l'arbitrage était claire depuis le début. Nous avons été pris dans une dynamique, une forte pression était mise par Tapie. Si c'était à refaire, je ne le referais pas, notamment en raison de la personnalité de Tapie. "
Pour M. Richard, " on peut nous reprocher une forme d'imprudence, mais certainement pas de la malhonnêteté... ".
La justice tranchera.
L'activité musique et cinéma de Sony sans doute à vendre.
Mercredi, 22 Mai 2013 09:52 Publié dans Entreprises
Sony a annoncé mercredi qu'il allait étudier un projet de scission d'une partie de ses activités de musique et de cinéma comme le lui demande l'un de ses principaux actionnaires, le fonds d'investissement Third Point du financier Daniel Loeb.
David Loeb propose de vendre jusqu'à 20% des activités de musique et de cinéma, dont le catalogue inclut la chanteuse Adele ou encore la franchise Spider-Man, afin de lever des capitaux frais qui pourront être utilisés pour soutenir le segment d'électronique grand public de Sony et même, selon lui, doper son cours de Bourse de 60%.
Cette proposition " concerne une partie centrale des activités de Sony, la direction l'étudiera donc avec soin avant de donner une réponse à M. Loeb ", a déclaré le président-directeur général du groupe japonais, Kazuo Hirai, lors d'une conférence de presse.
Depuis plusieurs années, Sony s'appuie sur les résultats de ces activités pour compenser le déclin de ses segments d'électronique grand public, téléviseurs notamment.
La publication mardi soir d'un article de Nikkei rapportant que Sony allait effectivement étudier la proposition de Third Point a soutenu le cours de son titre qui a terminé sur une hausse de près de 6% à la Bourse de Tokyo.
Le groupe japonais a par ailleurs réduit ses objectifs de ventes pour ses appareils photo numériques, smartphones et tablettes lors du prochain exercice clos en mars 2015.
L'objectif pour les appareils photo est revu à 1.300 milliards de yens (9,8 milliards d'euros) au lieu d'une estimation précédente à 1.500 milliards.
Celui pour les smartphones et tablettes passe de 1.800 milliards à 1.500 milliards de yens.
Sony, qui prévoit un bond d'un quart de ses ventes de smartphones lors de l'exercice en cours, à 42 millions d'unités, bataille avec les chinois Huawei Technologies et ZTE Corp et le sud-coréen LG Electronics pour la troisième place du marché mondial derrière les intouchables Samsung Electronics et Apple.
L'entreprise a par ailleurs réduit l'objectif de marge opérationnelle de sa division de jeux vidéo à 2% lors de l'exercice clos en mars 2015, au lieu de 8%.
Les objectifs généraux pour 2014-2015, à savoir un chiffre d'affaires de 8.500 milliards de yens et une marge opérationnelle de plus de 5%, sont quant à eux maintenus.
Quand le fisc refuse d'encaisser les impôts d'un contribuable vertueux !
Mardi, 21 Mai 2013 19:43 Publié dans Initiatives
C'est une situation comme on en rêve tous et pourtant son heureux bénéficiaire fait tout pour qu'elle cesse. Depuis 7 ans, un contribuable se voit systématiquement rembourser ses impôts par l'administration.
" Je veux payer mes impôts " s'exclame-t-il dans les colonnes de l'Est Républicain. En citoyen honnête, il remplit chaque année sa déclaration de revenus. Et tout y est : ses revenus, ceux de sa femme, ses capitaux immobiliers.
Seulement à chaque envoi, l'administration fiscale lui répond : " Vous n'êtes pas imposé. Nous avons le plaisir de vous rembourser les sommes prélevées. "
En effet, le technicien à la retraite est un retraité inconnu aux fichiers informatiques du Fisc. Plutôt que de se faire discret et de profiter de cette " erreur du fisc " en sa faveur, Bernard Foucher retourne chaque année à l'hôtel des impôts de Montbélliard avec pour objectif, clarifier sa situation.
Et à chaque fois, on lui répète : " Encore vous ! ". " Ben oui et moi j'en ai marre. Chaque année, je leur explique que je suis imposable et que je veux redébourser ce que le fisc m'a remboursé, confie t-il. On m'assure que l'affaire va être rectifiée, corrigée. J'ose y croire ".
" Il paraît que pour les impôts, je suis un code 99. Je suis né à Saïgon en Cochinchine, l'ancienne Indochine française. C'est de là que viendrait le problème, me dit-on aux impôts. Allez comprendre pourquoi ", explique Bernard Foucher. Voilà ce qui serait la raison du soucis informatique.
L'honnête citoyen, intègre, cherche à tout prix à clarifier cette situation, avant qu'il ne soit trop tard : " Je veux simplement être dans les clous parce que tôt ou tard, le fisc vous retrouve et ça peut faire très mal... Pas question de m'amuser à ce jeu-là. J'ai des revenus à déclarer, une note fiscale à payer. Point barre ".
L' Armée de Résistance du Seigneur de Joseph Kony a tué plus de 100 000 personnes.
Mardi, 21 Mai 2013 16:29 Publié dans Histoire
La sanguinaire Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony, recherché par la Cour pénale internationale et Washington, a tué plus de 100 000 personnes en Afrique centrale ces vingt-cinq dernières années, selon l'ONU.
Le groupe de rebelles armés conduit par Joseph Kony est aussi recherché pour l'enlèvement de 60 000 à 100 000 enfants et le déplacement de 2,5 millions de personnes, a indiqué lundi 20 mai Ban Ki-moon, dans un rapport sur l'Afrique centrale.
Le bureau de la haute-commissaire aux droits de l'homme, Navi Pillay, a établi ce bilan dans une étude sur les crimes de la LRA depuis 1987, qui doit être prochainement publiée, a précisé le secrétaire de l'ONU Ban Ki-moon dans un rapport sur l'Afrique centrale.
Réputée être l'une des formations paramilitaires les plus brutales du continent, la LRA était active dans le nord de l'Ouganda depuis 1988, mais ses combattants se sont installés depuis 2005 dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), ainsi qu'en Centrafrique et au Soudan du Sud.
Les rebelles sont tristement célèbres pour des pillages, viols, mutilations, meurtres et enrôlements forcés d'enfants ensuite utilisés comme soldats et esclaves sexuels.
Au grand dam des victimes il n'est pas certain que le procès des laboratoires Servier puisse se tenir. Le tribunal correctionnel de Nanterre doit en effet juger un volet de l'affaire hors norme du Mediator, alors qu'une instruction est toujours en cours au tribunal de grande instance de Paris. Par conséquent, la défense comme certaines parties civiles demandent son annulation ou son report.
Deux heures après la reprise du procès, Jacques Servier, a quitté la salle. « Mon client peut-il quitter la salle ? » a demandé, sans plus de précisions, Me Hervé Temime, conseil de M. Servier. Le fondateur des laboratoires pharmaceutiques est sorti quelques minutes plus tard de la salle où ont lieu les débats, soutenu par deux personnes et entouré par des policiers en civil.
En janvier 2011, deux avocats, Mes François Honnorat et Charles Joseph-Oudin avaient choisi le tribunal de Nanterre pour déposer une « citation directe ». Cette formule permettait, selon eux, la tenue d'un procès rapide puisque sans instruction. Dans ce cas en effet, les faits sont jugés après présentation de pièces et comparution de témoins.
Cette procédure visait à éviter l'écueil habituel des procès de santé publique, soit l'enlisement dans le temps. Au cœur de cette citation directe figure la « tromperie aggravée », autrement dit le fait pour le laboratoire d'avoir commercialisé un médicament pour ce qu'il n'était pas (un antidiabétique) alors qu'il s'agissait en réalité d'un coupe-faim.
Mais cette astuce de procédure risque de se retourner contre ses auteurs. La juge Prévost-Desprez qui préside la 15e chambre n'a jamais caché que le tribunal ne se laisserait pas instrumentaliser ni forcer à statuer sur un dossier incomplet.
L'avocat des laboratoires, Hervé Temime, doit soulever mardi des questions de procédure et demander soit l'annulation des citations directes (ce qui met à mal le procès), soit un complément d'information.
Car, à Paris, quelques semaines après le dépôt de cette citation directe, mi-février 2011, deux informations judiciaires contre X ont été confiées à des juges d'instruction du pôle de santé publique - et ne sont pas achevées.
La première enquête vise les chefs de « tromperie aggravée par la mise en danger de l'homme », ainsi que ceux d'ingérence et de prise illégale d'intérêt. Depuis l'été 2012, elle vise également l'escroquerie à l'Assurance-maladie et aux mutuelles.
La seconde information judiciaire concerne des faits présumés « d'homicides involontaires par violation manifestement délibérée d'une obligation de sécurité ou de prudence imposée par la loi ».
Depuis, Jacques Servier a été mis en examen pour obtention indue d'autorisation, tromperie, escroquerie, blessures involontaires et homicides involontaires...
Son bras droit Jean-Philippe Seta a également été mis en examen pour trafic d'influence et Christian Bazantay, le secrétaire général du groupe, lui aussi mis en cause. D'anciens hauts cadres de l'Agence du médicament sont soupçonnés de prise illégale d'intérêt, et l'Agence elle-même est poursuivie en tant que personne morale.
Ce qui est dramatique c'est d'avoir fait croire aux victimes qu'il existatit une issue rapide, alors que dans ce genre d'affaires les expertises et contre expertises demandent énormément de temps.
Est ce qu'on doit croire la nouvelle selon laquelle Abdelaziz Bouteflika serait sorti de l'hôpital. C'est ce que le site de L'Opinion annonce ce mardi, coupant court aux rumeurs faisant état d'une dégradation de l'état de santé du président algérien.
Selon le journal lancé la semaine dernière, le chef d'Etat aurait quitté le-Val de-Grâce, où il séjournait depuis trois semaines, pour rejoindre " un appartement de convalescence situé aux Invalides. "
Contacté par Metro, le ministère de la Défense, dont dépend l'hôpital militaire, n'a pas souhaité s'exprimer sur le sujet.
Les autorités algériennes avaient quant à elles dénoncé lundi les " fausse s" informations publiées sur l'état de santé du président Abdelaziz Bouteflika, hospitalisé en France depuis plus de trois semaines, affirmant que son pronostic vital n'a jamais été engagé et qu'il se reposait.
Des informations publiées ces derniers jours en France et en Algérie faisaient état d'une aggravation de l'état de santé du président Bouteflika, touchant ses fonctions vitales.
Deux journaux algériens, Mon Journal et Jaridati avaient même indiqué qu'il était dans un état comateux. Le directeur des deux publications Hicham Aboud est poursuivi notamment pour atteinte à la sécurité de l'Etat
" La maladie du président Bouteflika ne sera bientôt plus qu'un mauvais souvenir ", a affirmé le Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal dont c'est la première déclaration depuis le 11 mai sur la santé du chef de l'Etat, âgé de 76 ans et déjà soigné en 2005 pour " un ulcère hémorragique à l'estomac ", à l'hôpital du Val-de-Grâce.
Comme la santé des présidents algériens est un sujet tabou, on se souvient par exemple que la mort de Boumedienne avait été cachée, on attendra avant d'être sur que la situation est conforme à la vérité.
Le 13eme sommet économique de Doha attire beaucoup de beau monde. Ubiznews a obtenu les interviews du Président du Sénégal, du Ministre de la culture du Qatar et de nombreuses autres personnalités.
Pour Macky Sall, dans bien des pays, la paix et la sécurité ont été mises en péril. Il est d'avis qu'à l'épreuve de la crise que traverse le monde, des économies naguère prospères vacillent. « De nouvelles puissances émergent ; et avec elles, la géopolitique internationale et l'économie mondiale changent de paradigmes », a martelé le président de la République.
D'après lui, ces mutations profondes modifient, à bien des égards, les rapports entre Etats et en leur sein. Il poursuit : « L'Afrique n'est pas en reste ». Malgré le poids du passé et les défis du présent, a reconnu le chef de l'Etat, nos pays et notre Continent s'installent dans une dynamique positive et ne veulent pas être les laissés pour compte du nouvel ordre mondial en gestation.
« La démocratie, la liberté d'entreprise et l'esprit d'innovation gagnent du terrain, et le taux de croissance en Afrique reste régulièrement au dessus de la moyenne mondiale », a-t-il constaté. En sa qualité de président en exercice du Nepad, il a indiqué que « nos pays offrent de nouvelles opportunités d'investissements rentables dans les secteurs clefs de l'agriculture, de l'énergie et des infrastructures ».
Il a révélé que l''Union Africaine (Ua) a identifié, dans les cinq régions du continent, 51 projets au titre du Programme pour le développement des infrastructures en Afrique, pour un coût global de 68 milliards de dollars américains.
« Nous avons sélectionné 8 projets prioritaires que j'ai présentés en mars denier à au Sommet des Brics à Durban », a encore dit le président Sall. « Il s'agit de projets dont les études de faisabilité sont suffisamment avancées pour faire l'objet de financement », a-t-il fait remarquer.
« Ce que nous proposons aujourd'hui, c'est une nouvelle approche dans la mobilisation des capitaux », a insisté le président Sall.
« Nous voulons aller au-delà de l'aide publique au développement et faire appel au partenariat Public-Privé, afin de réaliser des routes, des chemins de fer, des unités de production d'électricité et autres projets structurants de grande envergure », a-t-il martelé.
Dans le cadre du Sommet du G20 en septembre prochain à Saint Petersburg, en Russie, avec le soutien du pays hôte, il a annoncé qu'une table ronde sur le financement des projets d'infrastructures de l'Afrique sera organisée.
Hubert Védrine, ancien Ministre des Affaires Etrangéres a salué « la très grande liberté de ton du forum « et y voit quelque chose d'unique mêlent en particulier le monde arabe et l'Afrique.
Par ailleurs le Qatar accueillera la coupe du monde en 2022. Il convenait donc de voir où en sont les travaux d'aménagement des stades et des infrastructures.
Tous ces sujets seront développés bientôt sur Ubiznews TV, visible sur le canal 161 de Canalsat International.
Le Maroc est-il un pays émergent ? La question peut paraître saugrenue. Il y a déjà presque deux décades que des jeunes du monde de la recherche académique française, fraîchement moulus, qualifiaient le Maroc de dragon de l'Afrique du Nord.
Fascinés, par la découverte d'un pays en mouvement, ils y retrouvaient les attributs d'une économie dynamique, performante, empruntant le sentier irréversible du progrès.
Plus récemment, des organismes internationaux et non des moindres, des agences de notation, des grands cabinets de consultants décernaient à cet élève modèle, discipliné et studieux le satisfecit d'un pays émergent. Quid de ce concept et de la réalité qu'il est censé révéler ?
C'est en 1981 que le terme « marché émergent » a été forgé par un spécialiste des marchés financiers. Cherchant à attirer des investissements sur les marchés des pays en développement, il a compris que l'image véhiculée par le « Tiers-monde » était trop négative. Il lui substitua l'expression « marché émergent » davantage associé au progrès et au dynamisme.
La notion d' « économie à marché émergent » a été par la suite consacrée par des organismes financiers internationaux pour caractériser des pays en transition rapide, en cours d'industrialisation, enregistrant des taux de croissance élevés et présentant des opportunités de placement.
Sur cette impression générale, le Maroc serait un pays émergent, comme tant d'autres contrées de la planète. En fait, la notion de « pays émergents » ne correspond à aucune définition économique précise ; leur liste varie selon les périodes et les auteurs qui se risquent à les désigner.
Le lancement du processus d'émergence remonte aux années 1970 avec la naissance des quatre nouveaux pays industrialisés (NPI) d'Asie surnommés « dragons » : Hong-Kong, Taïwan, Corée du Sud et Singapour. Ensuite, à l'orée des années 90, apparaît un second groupe appelé « bébés dragons » ou « bébés tigres » comprenant la Malaisie, la Thaïlande, l'Indonésie et les Philippines.
A la même époque le Brésil et le Mexique se sont vu attribuer le qualificatif de « jaguars » latino-américains. Le processus d'émergence connaîtra une nouvelle dimension avec le vaste mouvement de transition vers l'économie de marché des pays d'Europe centrale et orientale et de la nouvelle Russie.
Enfin, le processus sera consacré, dans les années 2000, par la croissance spectaculaire de pays géants, ce qui a conduit la banque américaine Goldman Sachs à créer l'acronyme « BRIC » devenu par la suite BRICSAM pour Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud et Mexique.
Ces conquistadors de la mondialisation ne sont pas seulement des pays en développement à fort taux de croissance. Ce qui les distingue, c'est leurs poids économique et leur trajectoire, qui leur permettent désormais de se mesurer aux pays développés les plus influents.
Quoi de commun en effet entre le Maroc, la Chine et la Turquie, entre l'Inde et le Mexique ou bien entre le Brésil et la Hongrie... ?
Selon les acteurs concernés, la définition d'économie, de marché ou de pays émergent varie et les critères diffèrent.
Pour les organismes financiers spécialisés les marchés émergents sont définis par la capitalisation boursière, le PIB par habitant, la taille du marché et ses entreprises, le degré de liquidité de l'économie et le niveau de la corruption.
D'autres institutions retiennent pour sa définition la bonne tenue des agrégats macro-économiques, des taux de croissance supérieurs à la moyenne mondiale et à celle des pays les plus riches, une diversification des exportations sur les marchés des pays industrialisés, et l'adoption de politiques favorisant l'ouverture commerciale et financière.
Le Maroc réunit quelques-uns de ces critères mais, comparativement à d'autres pays de sa gamme, son marché financier ne dispose pas d'une surface attractive et ses entreprises ne sont pas des foudres de guerre sur les marchés internationaux.
Le club des pays dits émergents n'est pas fermé. On prévoit, d'ores et déjà, que l'Indonésie dotée d'une industrie et reprenant le modèle est-asiatique a l'un des potentiels le plus prometteur de cette catégorie.
Le Nigéria, géant démographique, est fort de sa manne pétrolière et de sa présence sur la scène diplomatique africaine.
Les Philippines jouent du bas coût de leur main-d'œuvre et brillent par la recherche agronomique. Le Vietnam s'ouvre et s'intègre à l'Asean, ce qui lui permet de développer ses exportations et d'attirer les investisseurs internationaux.
La nouvelle vague des candidats du futur proche est encore moins homogène mais elle partage des caractéristiques communes : une population jeune et formée, des classes moyennes en expansion, des réformes économiques et institutionnelles en progression continue.
Le Maroc fera-t-il partie de cette nouvelle fournée ? C'est en 2007 qu'un rapport du FMI sur le Moyen-Orient et l'Asie centrale reconnaissait pour la première fois au Maroc le statut de « pays émergent » au même titre que d'autres pays de la région tels que l'Egypte, la Jordanie, le Liban, le Pakistan et la Tunisie...
On pouvait lire dans ce même rapport les défis que le Maroc et ces pays devaient relever rapidement : « L'assainissement des finances publiques demeure une priorité dans les pays à marché émergent. Les déficits budgétaires de plusieurs de ces pays restent élevés, ce qui ne permet pas de réduire suffisamment la dette. La poursuite de la mise en œuvre de mesures visant à élargir l'assiette fiscale, améliorer l'administration de l'impôt et réduire les subventions permettrait de limiter les déficits tout en dégageant la marge de manœuvre nécessaire au financement de programmes bien ciblés de lutte contre la pauvreté ».
Larabi Jaïdi. La Vie éco
Certaines douleurs au dos pourraient être causées par une bactérie.
Mardi, 21 Mai 2013 08:35 Publié dans Santé
Même si la méthode semble convaincante, notons bien qu'il ne s'agit encore que d'une étude aux résultats surprenants. D'après ce travail, plus d'un tiers des lombalgies chroniques avec hernie discale, pourrait être causé par un germe qui va se nicher dans la colonne vertébrale, le Propionibacterium acnes (P. acnes).
Une bactérie par ailleurs très courante sur la peau humaine, notamment dans l'acné. « La procédure standard dans le cadre d'une recherche bactériologique, est de cultiver les biopsies vertébrales pendant trois jours, mais pour cette bactérie il faut laisser pousser quatorze jours sinon on ne peut pas la voir », explique au Figaro le Professeur Claus Manniche, de l'université du Danemark du Sud, à Odense, coauteur de deux études publiées dans l'European Spine Journal.
La première met en évidence l'existence d'une image IRM évoquant cette infection chez certaines personnes souffrant de lombalgies chroniques. La deuxième révèle qu'un traitement antibiotique dans ces cas particuliers peut réduire la douleur.
Pour trouver P. acnes, encore faut-il avoir de bonnes raisons de le chercher. Dans l'étude danoise, menée conjointement avec l'université de Birmingham au Royaume-Uni, les 61 patients allaient subir une intervention chirurgicale pour une hernie discale, ce qui permettait une biopsie.
Ils souffraient surtout de douleurs lombaires depuis plus de six mois et l'examen IRM de leur colonne vertébrale montrait un aspect caractéristique que les radiologues appellent Modic 1. Du nom du neuro-radiologue de la Cleveland Clinic qui a mis au point la classification (Modic 1, 2 ou 3) à la fin des années 1980.
Bien sûr, une image ne fait pas un diagnostic. Il est d'ailleurs fréquent de voir des anomalies lorsque l'on fait des radiographies, scanners ou IRM de la colonne vertébrale sans qu'elles soient forcément l'explication des douleurs.
D'ailleurs, un tiers des personnes n'ayant pas mal au dos présente tout de même des anomalies vertébrales à la radiographie, ce qui montre à quel point les images ne sont pas spécifiques.
Un peu plus affinée, la signature Modic 1, en IRM, n'est-elle pas le signe que la bactérie P. acnes est présente ? « Oui le plus souvent, répond le Pr Manniche, mais il est possible de développer des modifications de type Modic 1 sans bactérie. » C'est d'ailleurs le cas de 6% des gens qui ne se plaignent de rien.
L'enjeu est important car si P. acnes est présent, un traitement antibiotique est envisageable avec l'espoir de soulager les douleurs. Or, dans un deuxième article, publié dans le même numéro de l'European Spine Journal, le Pr Manniche et ses collègues, montrent que c'est exactement ce qui se passe.
Un bénéfice qui se prolongeait et s'accentuait encore avec un an de recul. Les patients traités n'étaient plus que 19% à se plaindre encore de douleurs constantes alors qu'ils étaient 75% un an plus tôt.
Pour expliquer cet effet retard, le Professeur Manniche souligne « le temps nécessaire, comme dans une fracture, pour qu'une structure osseuse guérisse après que le germe a été tué par les antibiotiques ».
Ces études anglo-danoises bien conduites ouvrent sérieusement la piste d'une infection localisée pour expliquer certaines lombalgies persistantes et rebelles aux traitements usuels.
Il faut maintenant qu'elles soient confirmées par d'autres travaux et surtout que soit clarifié le rôle de P. acnes dans la symptomatologie.
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