Des hommes armés ont tué cinq réfugiés libyens dans un camp situé dans les faubourgs de Tripoli, selon des habitants et des sources hospitalières.
Ces affrontements illustrent l'incapacité du nouveau pouvoir, regroupé au sein du Conseil national de transition (CNT), à maintenir l'ordre en Libye.

Les réfugiés présents dans le camp sont en grande majorité des Libyens noirs, qui viennent de la ville de Taouergha, au sud de Misrata, dans l'est de la Libye. Ils se disent persécutés du fait de leur prétendue collaboration avec des kadhafistes lors de la révolution de l'an passé.
Les forces loyalistes avaient utilisé Taouergha, ville qui abritait 30.000 habitants, comme base pour pilonner Misrata lors de la guerre civile.
Des inconnus sont arrivés à la porte d'entrée du camp, situé dans une ancienne école navale à Djanzour, disant qu'ils voulaient arrêter des jeunes hommes. Ils ont ouvert le feu au moment où des réfugiés s'étaient réunis pour protester, selon des habitants.
« Des hommes venant de Misrata sont arrivés vers 10 heures. Nous avons déduit qu'ils venaient de Misrata car c'était écrit sur leurs voitures », a dit un résident du camp qui se trouve à un hôpital de Tripoli.
Des autorités du conseil militaire de Misrata ont démenti toute participation dans l'attaque, qui a fait en outre deux blessés, selon des sources hospitalières.
Les nouveaux maitres de la Libye sont de plus en plus intolérants vis à vis de ce qu'ils considèrent comme des déviants, comme par exemple les musulmans soufis. Les soufis libyens ont peur des wahhabites qui ont déjà détruit plusieurs de leurs lieux saints à l'arme lourde.
Dans l'interprétation conservatrice de l'islam qu'ont les salafistes et les wahhabites, le culte des saints pratiqués par les soufis est proscrit.
Dans le cas particulier de Taouergha, il est probable que des zélotes salafistes se soient servis de la rancœur des révolutionnaires de Misrata envers les habitants de Taouergha, d'où provenaient les pilonnages de la ville portuaire, au printemps 2011.
Mais ce cas n'est pas un cas particulier, d'autres destructions ont été rapportées et sans doute est on loin de savoir tout ce qui se passe. En réalité le " gouvernement " Libyen est incapable d'aaurer la moindre autorité dans le pays. Les milices font la loi.
La video ci dessous a été postée par des fanatiques qui se vantent de détruire des lieux de culte soufistes. On reste confondu par l'indifférence des media sur le drame que vit la Libyé " libérée " par l'OTAN !
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